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Nouvelles

Formations sur la base du curriculum national et du manuel

Après la formation test de Décembre 2006, DEME SO a procédé en Janvier et Février 2007 à la formation de 60 Parajuristes. Il s'agissait de demander à chaque village couvert par DEME SO de désigner ses représentants (es) pour suivre la formation sur le nouveau curriculum national et comment utiliser le manuel à l'usage des Parajuristes.

Les villages devraient désigner des délégués pouvant lire et écrire car le curriculum est en français. Le quota hommes femmes était la règle. Une session de formation comprend 20 personnes et dure huit (8) jours. Elle se fait dans un espace fermé, c'est-à-dire que les formés sont regroupés dans un endroit différent de leur lieu de résidence pour permettre la concentration et le travail continu ensemble. Sur les différents thèmes du curriculum l'administration centrale et communale ont eu l'opportunité de venir s'expliquer pour rendre la formation plus concrète et toucher les problèmes réels de la localité. Après sélection, les meilleurs candidats ont eu des attestations, des vélos des autorités traditionnelles, administratives, politiques et DEME SO, ceux qui consacrent leur introduction auprès des autorités et des communautés.

Les différentes formations ont été appréciées et par les communautés et par les autorités comme l'atteste cette phrase d'un maire: "se connaître rend orgueilleux, mais connaître ses droits rend humble". Aujourd'hui les Parajuristes travaillent en parfaite harmonie avec les différentes autorités pour la prise en charge des besoins des communautés. Les cérémonies d'ouverture et de couverture des sessions de formation ont été placées sous les co-présidences des Sous-préfets, maires et chefs de village. Les autres administrations: justice, police, gendarmerie ont participé aux évènements et souvent ont même donné leurs tenues pour des présentations théâtrale de certains thèmes. Pour toutes informations supplémentaires, vous pouvez contacter le secrétariat du CNPCP: secretariat@cnpcpmali.org.

Élections 2007 au Mali

L'expérience démocratique malienne est passée du singulier à l'inédit. Le singulier avait été constitué par l'exercice du consensus qui en dépit de quelques soubresauts s'est au final octroyé des résultats plus qu'appréciables.

Le "vivre ensemble" qu'il avait développé entre les principaux protagonistes de la scène publique a notamment évité que les polémiques politiciennes n'exercent sur la vie nationale la capacité de perturbation, voire de blocage qu'elles développent dans d'autres pays et nous fassent dériver vers des situations conflictuelles artificiellement exacerbées. L'inédit, c'est précisément ce qui se déroule aujourd'hui sous nos yeux. Pour la première fois, en effet, dans la très jeune histoire du Mali démocratique, un président sortant et candidat à sa propre succession, se trouve confronté à une opposition véritablement structurée. Il y a une dizaine d'années, Alpha Ouma Konaré avait trouvé face à lui dans un duel terriblement déséquilibré le seul Maribatrou Diaby. L'unique incertitude qui aurait pu alors être partagée concernait l'honorabilité du score que réaliserait le challenger.

A dix ans de distance, il y a donc très peu de points de similitude à établir entre deux situations fort dissemblables. Il est d'ailleurs symptomatique que se retrouvent posées en 2007 toutes les questions qui auraient dû surgir une décennie plus tôt. Notamment celles sur le délai et les formes de "neutralisation" de la fonction présidentielle avant l'ouverture officielle de la campagne. Les adversaires de Amadou Toumani Touré avaient été dans leur rôle en multipliant les interpellations accusatrices. Mais ils auraient été bien en peine de produire le contre-exemple d'un chef d'Etat qui se serait délibérément mis au vert un mois avant la campagne. Ainsi que nous le disions dans une précédente rubrique, on ne peut occulter le fait qu'un sortant candidat à sa succession bénéficie inévitablement d'un temps d'avance conféré par la position institutionnelle qu'il occupe. Mais cette avance n'est ni rédhibitoire, ni forcément décisive.

Il convient de se rappeler qu'un électeur se méfie instinctivement des bonnes nouvelles de la dernière heure et qu'il fonde principalement sa décision de vote sur son ressenti du mandat écoulé et sur sa perception personnelle de la crédibilité du candidat. Ce n'était pas de manière fortuite que dans la campagne française qui se déroule en quasi parallèle avec la nôtre, le candidat Sarkozy reprenait souvent la formule d'un grand politique français assurant que la présidentielle est avant tout la rencontre d'un homme et d'un peuple. Beaucoup dans le résultat final se joue effectivement sur la solidité et la qualité des passerelles que le premier aura su jeter vers le second. Dimanche dernier, cette vérité a eu toutes les chances d'être vérifiée. Plus que l'exhaustivité des programmes, ça été la personnalité des candidats, leur crédibilité, la confiance qu'ils ont su inspirer au citoyen lambda qui influeront sur l'ordre d'arrivée.

La montée en tonus. A cet égard, la forte réduction du nombre de candidats aura exercé, à notre avis, une influence positive. Elle a permis de ré concentrer l'attention de l'électorat sur les ténors logiques de la campagne, sans trop se laisser "dévorer" par les prestations des outsiders évidents. En l'absence d'instruments probants de mesure de l'humeur du temps, il suffit de capter les conversations courantes pour se rendre compte que nos compatriotes, eux aussi, entrent insensiblement en campagne et se laissent agripper par les enjeux. Sans aucun doute, le durcissement de ton, de plus en plus perceptible notamment du côté de certains candidats du FDR, contribue-t-il à piquer l'intérêt du grand public. Ainsi que cela était prévisible, les concurrents du président Touré sont au fil des jours régulièrement montés en régime. À l'exception notable du PARENA qui avait choisi de ne pas fignoler et de lâcher d'emblée tous ses coups, comme on le dit en jargon pugilistique. En boxe, cette tactique ne recherche pas obligatoirement un toujours problématique K.O. Elle vise trois objectifs : se donner une avance aux points qu'il serait possible de gérer dans les rounds suivants ; déconcerter l'adversaire par une agressivité inattendue et perturber ainsi son plan de combat ; et impressionner un public toujours réceptif aux actes de culot.

Le procédé est respectable, mais son exécution fut-elle irréprochable ? La question se fonde surtout sur l'emballement émotionnel auquel a cédé par instants dans la première semaine de campagne le candidat Tiébilé Dramé. Il est vrai que la frontière est très mince entre la formule acérée et le propos vindicatif. Or, si la première peut faire mouche, le second, lui, est susceptible de créer le malaise, même dans un public potentiellement réceptif. Les autres candidats du FDR et celui du SADI ont pour le moment évité cet écueil. Mais sans pour autant faire dans la nuance. Tous ont concentré l'essentiel de leurs attaques sur ce qui aurait dû être fait, ce qui l'a été, mais très mal, et ce à quoi ils porteront rapidement remède au cas où ils seraient élus.

L'opposition, qui a varié ses angles d'attaque en fonction des spécificités de son auditoire, s'est en fait saisi du seul argumentaire véritablement audible pour une assistance populaire. Cette dernière s'intéresse moins à l'exposé des choix stratégiques qu'à l'évocation de ses difficultés locales et de ses inquiétudes domestiques, notamment en matière d'augmentation et de sécurisation des revenus ainsi que de dotation en équipements publics. Mais c'est le terrain qu'occupent également les équipes du candidat Amadou Toumani Touré qui, elles aussi, font des annonces très précises. Sur quoi se joue alors la différence ? Sur l'esprit, répond l'opposition, qui promet plus de rationalité dans les actions, plus d'équité dans l'exercice de solidarité nationale et plus de transparence dans la gestion.

La montée en tonus de la campagne contraste avec les inquiétudes formulées sur le taux d'enlèvement des cartes d'électeurs. Mais là, le constat n'est pas fondamentalement nouveau. Il confirme ce que les analystes dénoncent depuis plusieurs années, à savoir l'attention insuffisante portée au confort des électeurs. A partir du moment où l'inscription sur les listes électorales se fait de manière automatique (et non sur la base du volontariat), il eut été logique d'établir en compensation des mécanismes facilitant aux citoyens d'abord le retrait de la carte d'électeur, puis l'exercice du droit de vote. Or, les textes - pourtant remaniés à deux reprises - n'ont que faiblement tiré les leçons des difficultés rencontrées sur le terrain, en particulier la disposition géographique discutable des centres de retrait et des centres de vote, l'imposition du retrait individuel de la carte et la possession de pièces d'identification peu usitées dans le pays profond.

Un effort d'évaluation. L'addition de ces contraintes impose souvent au citoyen désireux de voter un vrai parcours du combattant, surtout lorsqu'il lui faut entrer en possession de son sésame. Fort heureusement, le pays réel sait opposer aux dispositions souvent ubuesques de la loi, des pratiques de bon sens, basées sur le compromis de confiance. Dans la plupart des petites localités et dans les vieux quartiers des villes moyennes, le retrait collectif et la distribution à domicile sont des pratiques largement répandues. Ce qui y explique les taux d'enlèvement plus que respectables. Mais de tels procédés sont pratiquement impossibles à reconduire dans les grandes villes où les responsables des centres n'osent dévier de la lettre des textes sous peine d'encourir l'accusation d'encouragement à la fraude.

Les mesures récemment suggérées par le Premier ministre (validation du carnet de famille pour des retraits collectifs, pratique du porte à porte pour la remise des cartes, extension des horaires de retraits et journée citoyenne) font sauter de sérieux goulots d'étranglement, mais elles valident en même temps l'urgence d'une vraie réflexion critique. Il serait impératif à l'avenir d'adopter une réglementation qui ne soit pas obnubilée par l'unique principe de précaution et qui prenne mieux en compte les réalités sociologiques de notre pays. Cela afin que l'électeur soit traité comme il doit l'être : comme un citoyen qu'il convient d'encourager, et non un individu qu'il faut chercher à rebuter.

Il y aurait aussi pour les partenaires extérieurs qui s'investissent auprès de notre société civile à faire un effort d'évaluation pour extraire leur assistance des sentiers battus. Jusqu'ici, ces partenaires investissent des crédits notables dans les associations spécialisées dans l'information, la sensibilisation et l'incitation. Toutes entreprises certes louables, mais qui reconnaissons-le, n'ont produit depuis 1992 aucun effet évident sur le taux de participation. Il serait désormais intéressant pour les bailleurs d'appuyer les municipalités de bonne volonté, plus efficaces dans la mobilisation des électeurs, mais trop souvent bridées par la modestie de leurs ressources. Ce ne serait en tous les cas pas un mal que de voir des appuis financiers quitter en partie le ronron des sessions de formation pour s'investir à réduire l'inconfort des hommes de terrain et récompenser l'abnégation des "animateurs" des centres de retraits.

Ainsi s'est présenté donc la campagne qui s'est achevée dans la nuit du vendredi 27. Elle a été globalement plus animée que beaucoup ne l'imaginaient. Elle a démontré que le consensus n'a ni entraîné l'extinction des contradictions, ni anesthésié la vie politique. Elle a souligné à suffisance la différence entre les vrais compétiteurs et les "aimables promeneurs". Laissera-t-elle derrière elle des fractures irréparables? Espérons que non. Bien que certaines blessures s'annoncent déjà difficiles à guérir. Le thermomètre de la passion peut-il encore grimper dans les prochains jours? Oui, et la surchauffe serait alors principalement alimentée par les mises en garde péremptoires formulées sur la fiabilité du fichier électoral et sur la sécurisation des bulletins de vote. Mais il faut rester confiant en la capacité des acteurs à s'imposer des lignes jaunes. Capacité souvent bousculée par le passé, mais jamais durablement mise à mal.

La problématique de la participation des femmes à la vie publique et à la prise de décisions au Mali. Et la mobilisation du genre pour une meilleure adhésion aux échéances électorales, se pose aujourd'hui comme un défi pour la société civile malienne, le monde politique en général et les Organisations de la Société Civile. Ces organisations de la société civile ont fait de la participation des femmes aux élections générales 2007, un challenge pour l'honneur.

Plusieurs ONG et Associations avec l'appui des partenaires financiers ont organisé des initiatives citoyennes à travers des ateliers de formation, des débats et des concertations avec les coordinations des femmes, des jeunes filles, les élues communales et députées, afin de sensibiliser celles-ci en faveur d'une forte mobilisation aux joutes électorales.

C'est pourquoi l'Ambassade du Canada, a décidé d'appuyer 8 organisations maliennes pour traiter la question. "Cet appui est neutre et va en faveur des votes de femmes quelque soit leurs appartenances politiques", a précisé le représentant de l'ambassade du Canada.

La participation des femmes à la vie publique reste une priorité du gouvernement malien. Aussi, cette problématique prend toute sa dimension et sa pertinence dès lors qu'elle est partagée par tous les acteurs. Il ne s'agit plus pour l'Ètat de la penser et de la décider seul, mais d'être aussi et surtout à l'écoute de la citoyenneté démocratique.

Lancement Officiel du Cadre National, Octobre 2006

Le Cadre National de Pilotage du Curriculum National de Formation du Parajuriste au Mali a lancé ses activités le jeudi 26 Octobre 2006 - sous la coprésidence des ministres de l'Administration Territoriale et des Collectivités Locales; de la Justice, garde des sceaux et de la Promotion de la Femme, de l'Enfant et de la Famille - à l'hôtel Salam de Bamako. Il s'agissait de procéder à:

  • la remise officielle du curriculum national de formation du parajuriste,
  • la signature du protocole de collaboration entre les différents acteurs,
  • et le lancement du site web du Cadre.

L'album photo:

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